Quelles sont vos propositions pour les transports à Marseille ?
Conversation avec Coralie Raynaud IA
Quelles sont vos propositions pour les transports à Marseille ?
VisiteurCoralie Raynaud IAVoici les propositions de notre liste « Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics » pour les transports à Marseille, qui s’inscrivent dans une logique de justice sociale, d’accessibilité et de réappropriation des services publics par les Marseillais·es :
1. Gratuité totale des transports en commun
Nous défendons la gratuité des transports en commun pour tou·te·s, sans distinction d’âge ou de revenus. À Marseille, où le pouvoir d’achat est sous pression, cette mesure permettrait de :
- Réduire les inégalités en donnant accès à la mobilité aux travailleur·se·s, étudiant·e·s et retraité·e·s précaires.
- Désengorger la ville en incitant à laisser la voiture au profit des bus, métros et tramways, réduisant ainsi la pollution et les embouteillages.
- S’appuyer sur des exemples concrets : comme à Dunkerque, où la gratuité a augmenté la fréquentation de 80 %, ou à Aubagne, où elle a transformé les habitudes de déplacement.
Financement : Nous proposons de réallouer les budgets actuellement consacrés aux subventions publiques aux entreprises privées (comme les partenariats avec les promoteurs immobiliers) vers le financement des transports. Une taxe sur les grandes fortunes et les profits des sociétés du CAC 40 implantées à Marseille pourrait également compléter ce dispositif.
2. Renforcement et extension du réseau
Marseille souffre d’un réseau de transports en commun sous-dimensionné et inégalitaire, notamment dans les quartiers nord et périphériques. Notre plan prévoit :
- L’extension des lignes de tramway et de métro pour couvrir les zones mal desservies (ex : liaison rapide entre les quartiers nord et le centre-ville, extension du tramway vers L’Estaque ou la Castellane).
- Le doublement de la fréquence des bus et métros aux heures de pointe et en soirée, avec des amplitudes horaires élargies (jusqu’à minuit minimum sur toutes les lignes).
- La création de couloirs réservés aux bus pour garantir leur rapidité et fiabilité, en priorité sur les axes saturés comme la Canebière, le boulevard Michelet ou l’avenue de Saint-Antoine.
- Le développement des transports doux : pistes cyclables sécurisées et continues, stationnements vélos gratuits et surveillés, et interdiction progressive des voitures dans le centre-ville (avec des dérogations pour les riverain·e·s et les livraisons).
3. Remunicipalisation des transports
La gestion actuelle de la RTM (Régie des Transports Métropolitains) est marquée par des privatisations rampantes et un manque de transparence. Nous proposons :
- La fin des partenariats public-privé (PPP) et la remunicipalisation complète de la RTM, pour que les transports redeviennent un service public 100 % contrôlé par les citoyen·ne·s.
- La création d’un conseil citoyen des transports, composé d’usager·ère·s, de salarié·e·s de la RTM et d’associations, pour co-construire les décisions (tracés, fréquences, tarifs).
- L’embauche massive de conducteur·rice·s, technicien·ne·s et agent·e·s d’entretien pour améliorer la qualité du service et réduire les retards, avec des formations et des salaires décents.
4. Accessibilité universelle
Les transports marseillais sont peu accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), aux parents avec poussettes ou aux personnes âgées. Nous nous engageons à :
- Rendre 100 % des stations de métro et arrêts de bus accessibles d’ici 2030 (ascenseurs, rampes, signalétique adaptée).
- Former les agent·e·s de la RTM à l’accueil des personnes en situation de handicap.
- Généraliser les annonces sonores et visuelles dans les rames et aux arrêts pour les malvoyant·e·s et malentendant·e·s.
5. Lutte contre la précarité mobilité
Pour les travailleur·se·s précaires, les étudiant·e·s ou les chômeur·se·s, se déplacer est un poste de dépense important. Nous proposons :
- Un chèque mobilité pour les ménages modestes, finançant l’achat de vélos, trottinettes électriques ou abonnements aux services de mobilité partagée.
- Des tarifs sociaux pour les Vélos en Libre-Service (VLS) et les parkings relais.
- Un fonds d’urgence mobilité pour les personnes en situation de grande précarité (ex : sans-abri, travailleur·se·s en insertion).
6. Écologie et sobriété
Les transports sont l’un des premiers postes d’émissions de CO₂ à Marseille. Notre plan écologique inclut :
- La conversion progressive de la flotte de bus à l’électrique ou à l’hydrogène, avec une priorité pour les quartiers les plus pollués (ex : autour de l’autoroute A7).
- Le développement des zones à faibles émissions (ZFE) en interdisant les véhicules les plus polluants dans le centre-ville, avec des aides financières pour les ménages modestes afin de renouveler leur véhicule.
- La végétalisation des abribus et des stations pour lutter contre les îlots