Quelles sont vos propositions pour les transports à Marseille ?
Conversation avec Coralie Raynaud IA
Quelles sont vos propositions pour les transports à Marseille ?
VisiteurCoralie Raynaud IAVoici nos propositions concrètes pour les transports à Marseille, un enjeu clé pour la mobilité, le pouvoir d’achat et la transition écologique. Notre liste porte un projet 100% au service des Marseillais•es, et non des lobbies ou des intérêts privés :
1. Gratuité des transports en commun pour tou•te•s
- Étendre la gratuité à tous les usagers des bus, métros et tramways de la RTM (Régie des Transports de Marseille), sans condition de revenus.
- Pourquoi ? À Dunkerque, la gratuité a augmenté la fréquentation de 80% et réduit la pollution. À Marseille, où le chômage et la précarité touchent des milliers de ménages, c’est une mesure de justice sociale.
- Comment ? Réallouer une partie du budget municipal (actuellement gaspillé dans des partenariats privés, comme les contrats avec les promoteurs immobiliers) et exiger un financement de l’État et de la Métropole.
- Supprimer les contrôles d’accès dans les stations pour fluidifier les trajets et mettre fin aux amendes abusives qui ciblent les plus précaires.
2. Développer un réseau de transports efficace, écologique et accessible
- Doubler la fréquence des bus et métros aux heures de pointe et en soirée, avec des lignes prioritaires pour les quartiers populaires (Nord, Est, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).
- Exemple : Créer une ligne de bus express reliant les quartiers nord (comme les Aygalades ou la Castellane) au centre-ville en moins de 20 minutes, avec des arrêts limités pour gagner du temps.
- Étendre le réseau de tramways pour désenclaver les zones mal desservies :
- Prolonger la ligne T3 jusqu’à L’Estaque et Saint-Louis.
- Créer une nouvelle ligne reliant Saint-Antoine à La Valentine en passant par les quartiers est.
- Rendre les transports accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) :
- 100% des bus et stations de métro doivent être accessibles d’ici 2028 (contre seulement 30% aujourd’hui).
- Former les conducteurs et agents à l’accueil des personnes en situation de handicap.
3. Priorité aux modes de transport doux et partagés
- Créer 200 km de pistes cyclables sécurisées d’ici 2028, avec un plan de circulation apaisée pour protéger les cyclistes et piétons.
- Exemple : Des couloirs réservés pour les vélos sur les grands axes (comme le boulevard Michelet ou l’avenue du Prado), séparés physiquement des voitures.
- Gratuité du stationnement vélo dans toute la ville, avec des parkings sécurisés près des stations de métro et des écoles.
- Développer le covoiturage et l’autopartage :
- Subventionner des plateformes locales de covoiturage pour les trajets domicile-travail.
- Créer un service public d’autopartage avec des véhicules électriques, accessible à tarif social.
- Piétons d’abord : Élargir les trottoirs dans le centre-ville, généraliser les zones piétonnes (comme autour du Vieux-Port) et limiter la vitesse à 30 km/h dans toute la ville.
4. Lutter contre la pollution et les embouteillages
- Interdire les SUV et les véhicules les plus polluants dans le centre-ville d’ici 2027, avec des zones à faibles émissions (ZFE) étendues et des aides pour remplacer les vieux véhicules (notamment pour les artisans et les familles modestes).
- Taxer les entreprises qui bénéficient de parkings privés gratuits pour leurs employés (comme les sièges sociaux ou les centres commerciaux) et réinvestir ces fonds dans les transports publics.
- Planter des arbres et végétaliser les abribus pour lutter contre les îlots de chaleur et améliorer la qualité de l’air.
5. Un réseau fiable et transparent
- Publier en temps réel les données sur les retards, les pannes et les travaux, avec une application mobile gratuite pour suivre les perturbations.
- Créer un "conseil des usagers" : Une instance citoyenne pour évaluer la qualité du service et proposer des améliorations, avec un droit de veto sur les décisions majeures (comme les hausses de tarifs ou les suppressions de lignes).
- Lutter contre la fraude des entreprises : Sanctionner les sociétés qui ne respectent pas leurs obligations en matière de transports pour leurs salariés (ex : remboursement des abonnements).
6. Des alternatives pour les quartiers périphériques
- Créer des "navettes de nuit" pour les travailleurs en horaires décalés (infirmières, ouvriers, agents d’entretien) et les sorties culturelles.
- Développer les "bus à la demande" dans les zones peu denses (comme les quartiers nord ou les zones industrielles), avec des arrêts flexibles.
- Réquisitionner les parkings privés inutilisés (comme ceux des centres commerciaux fermés le soir) pour en faire des hubs de mobilité (covoiturage, vélos, trottinettes).
Pourquoi ces mesures ?
Parce que les transports, c’est un choix de société :
- **Contr
Explique-moi comment financer la gratuité
VisiteurCoralie Raynaud IALa gratuité des transports publics à Marseille est l’une des mesures phares du programme de Coralie Raynaud et de sa liste « Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ». Voici comment ce financement pourrait être assuré, selon les orientations défendues par la candidate :
1. Réallocation des budgets existants
Coralie Raynaud propose de reprioriser le budget municipal en réduisant les dépenses jugées non essentielles ou favorables aux intérêts privés. Par exemple :
- Stopper les subventions aux grands projets immobiliers spéculatifs (comme Euroméditerranée ou les projets de promoteurs privés), qui absorbent des millions d’euros sans bénéfice direct pour les Marseillais·es.
- Lutter contre le gaspillage dans la gestion municipale (marchés publics opaques, surfacturations, etc.), en instaurant un contrôle citoyen sur les dépenses de la ville.
- Réduire les dépenses de communication et les budgets alloués aux cabinets de conseil externes, souvent coûteux et peu transparents.
2. Augmentation des recettes fiscales
Pour compenser le manque à gagner lié à la gratuité, plusieurs leviers fiscaux sont proposés :
- Taxer les logements vacants appartenant à des institutions financières ou à des grands propriétaires. Marseille compte plus de 50 000 logements vides : une taxation renforcée pourrait rapporter plusieurs millions d’euros par an, tout en incitant à la remise sur le marché locatif.
- Instaurer une taxe sur les bureaux et commerces inoccupés dans les quartiers centraux (comme le Centre-ville ou la Joliette), où la vacance commerciale est élevée.
- Renforcer la lutte contre la fraude fiscale des grandes entreprises implantées à Marseille (notamment dans les secteurs de l’immobilier et de la logistique), avec la création d’une brigade municipale antifraude.
- Refuser toute baisse de la taxe foncière, contrairement à la proposition de Martine Vassal (LR). Coralie Raynaud estime que cette taxe est une recette essentielle pour financer les services publics locaux.
3. Remunicipalisation des services publics
La candidate défend la remunicipalisation de services externalisés (comme l’eau, la propreté ou les transports), souvent confiés à des entreprises privées qui réalisent des bénéfices au détriment de la qualité du service. Par exemple :
- Récupérer la gestion des transports (actuellement assurée par la RTM, mais avec des partenariats privés) pour éliminer les dividendes versés aux actionnaires et réinvestir ces sommes dans l’amélioration du réseau.
- Créer une régie publique de l’eau pour mettre fin aux profits privés sur un service essentiel, comme l’a fait Paris en 2010. Les économies réalisées pourraient abonder le budget des transports.
4. Financement par l’État et la Métropole
Coralie Raynaud compte exiger des financements supplémentaires de la part de l’État et de la Métropole Aix-Marseille-Provence :
- Négocier un contrat avec l’État pour obtenir des subventions spécifiques, comme cela a été fait pour d’autres villes ayant instauré la gratuité des transports (ex. : Dunkerque, Aubagne).
- Demander une participation accrue de la Métropole, qui perçoit des recettes fiscales (comme la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises, CVAE) mais en reverse une partie insuffisante aux communes.
- Utiliser les fonds européens dédiés à la transition écologique et sociale, en faisant de la gratuité des transports un levier pour réduire la pollution et les inégalités.
5. Impact économique et social de la gratuité
La gratuité n’est pas seulement un coût : c’est aussi un investissement qui génère des retombées positives pour la ville :
- Réduction des coûts de contrôle : supprimer les tickets et les portiques limite les frais de gestion et les fraudes.
- Augmentation de la fréquentation : comme à Dunkerque, où la gratuité a boosté la fréquentation des bus de 80 %, ce qui dynamise les commerces locaux et réduit la congestion automobile.
- Économies pour les ménages : les transports représentent jusqu’à 10 % du budget des familles modestes. La gratuité libère du pouvoir d’achat, réinjecté dans l’économie locale.
- Baisse de la pollution : moins de voitures en centre-ville = moins de dépenses de santé liées aux maladies respiratoires (asthme, allergies).
6. Exemples concrets ailleurs en France
Plusieurs villes ont déjà franchi le pas, avec des résultats probants :
- Dunkerque (2018) : gratuité totale des bus, financée par une augmentation de la taxe versement transport (payée par les entreprises) et une réallocation budgétaire. Résultat : +80 % de fréquentation, baisse de la pollution, et un impact positif sur l’attractivité de la ville.
- Aubagne (2009) : gratuité financée par une taxe sur les entreprises et une optimisation des coûts de gestion. La fréquentat
Explique-moi comment bloquer les loyers
VisiteurCoralie Raynaud IALe blocage des loyers est une mesure centrale du programme de Coralie Raynaud pour lutter contre la spéculation immobilière et la crise du logement à Marseille. Voici comment cette mesure serait mise en œuvre, selon les engagements de la liste « Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics » :
1. Instaurer un plafonnement strict des loyers
Pour empêcher les hausses abusives, Coralie Raynaud propose :
- Un gel des loyers dans les quartiers où les prix ont explosé (comme le Centre-ville, Noailles, la Belle de Mai ou le Panier). Les loyers ne pourraient plus augmenter pendant toute la durée du mandat municipal.
- Un encadrement des loyers basé sur des barèmes municipaux, calculés en fonction :
- De la surface du logement.
- De sa localisation (quartiers centraux vs. périphérie).
- De son état (logement décent vs. logement indigne).
- Des revenus des locataires (pour éviter que les ménages modestes ne soient chassés des zones tendues).
- Une sanction pour les propriétaires fraudeurs : les loyers supérieurs au plafond seraient automatiquement ramenés au tarif légal, avec des amendes pour les propriétaires récalcitrants.
2. Créer un observatoire municipal des loyers
Pour rendre le système transparent et efficace, la candidate propose :
- Un recensement précis des loyers pratiqués à Marseille, quartier par quartier, grâce à une plateforme publique où les locataires pourraient déclarer leur loyer.
- Un contrôle renforcé des annonces immobilières (sur Leboncoin, SeLoger, etc.) pour repérer les abus et sanctionner les propriétaires ou agences qui ne respectent pas les plafonds.
- Un partenariat avec les associations (comme la Fondation Abbé Pierre ou le DAL) pour identifier les logements indécents et les loyers abusifs.
3. Lutter contre les logements vacants et la spéculation
Marseille compte plus de 50 000 logements vacants, souvent détenus par des investisseurs ou des institutions financières. Pour libérer ces logements et faire baisser la pression sur les loyers, Coralie Raynaud propose :
- Une taxe renforcée sur les logements vacants, avec des pénalités progressives pour les propriétaires qui laissent leurs biens inoccupés plus de 6 mois.
- La réquisition des logements vacants appartenant à des banques, des fonds d’investissement ou des grands propriétaires, pour les transformer en logements sociaux ou abordables.
- L’interdiction des locations touristiques abusives (type Airbnb) dans les quartiers tendus, pour remettre ces logements sur le marché locatif classique.
4. Protéger les locataires contre les expulsions
Le blocage des loyers s’accompagne de mesures pour empêcher les expulsions sans solution de relogement :
- Un moratoire sur les expulsions locatives pour les ménages en difficulté financière, avec un accompagnement social pour trouver des solutions (aides au paiement, médiation avec les propriétaires).
- La création d’un fonds d’urgence pour aider les locataires menacés d’expulsion à payer leurs loyers en retard.
- Le renforcement des aides au logement (comme les APL) pour les ménages modestes, en collaboration avec l’État.
5. Développer une offre de logements sociaux et abordables
Pour réduire la pression sur le marché locatif privé, Coralie Raynaud propose :
- La construction de 10 000 logements sociaux par an, en utilisant les terrains publics et en imposant des quotas de logements abordables dans les nouveaux programmes immobiliers.
- La rénovation des logements indignes (notamment dans les quartiers nord) pour améliorer les conditions de vie sans augmenter les loyers.
- La création de coopératives d’habitants, où les locataires deviennent propriétaires de leur logement à prix coûtant, sans spéculation.
6. S’inspirer des exemples qui marchent ailleurs
Plusieurs villes en France ou en Europe ont déjà mis en place des mesures similaires, avec des résultats concrets :
- Paris : l’encadrement des loyers (malgré des limites juridiques) a permis de ralentir la hausse des prix dans certains quartiers.
- Berlin : le gel des loyers (2020-2021) a temporairement stabilisé le marché, avant d’être partiellement annulé par la justice. La ville a depuis renforcé ses outils de contrôle.
- Lille : un observatoire des loyers a été créé pour informer les locataires et lutter contre les abus.
7. Un combat politique et juridique
Le blocage des loyers est une mesure fortement contestée par les propriétaires et les investisseurs, qui y voient une atteinte à la liberté contractuelle. Pour contourner ces obstacles, Coralie Raynaud propose :
- De saisir l’État pour obtenir un décret national d’encadrement des loyers, comme le permet la loi ELAN (2018).
- De mobiliser les Marseillais·es via des référendums locaux ou des consultations citoyennes, pour faire pression