Comment comptez-vous financer vos promesses ?
Conversation avec Coralie Raynaud IA
Comment comptez-vous financer vos promesses ?
VisiteurCoralie Raynaud IANotre programme pour Marseille est financé par une réorientation radicale des priorités budgétaires de la ville, sans augmenter les impôts des ménages modestes. Voici comment nous comptons le faire :
1. Lutter contre l’évasion fiscale et les gaspillages
Marseille perd des centaines de millions d’euros chaque année à cause des niches fiscales, des exonérations accordées aux grands promoteurs immobiliers et des contrats publics opaques. Nous mettrons fin à ces pratiques :
- Audit citoyen des contrats publics pour récupérer l’argent détourné (ex : surcoûts dans les marchés de rénovation urbaine).
- Suppression des subventions aux grands projets inutiles comme les partenariats public-privé (PPP) qui engraissent les actionnaires au détriment des services publics.
- Recouvrement des impayés : Marseille compte plus de 150 millions d’euros de factures impayées (eau, cantines, loyers HLM). Une cellule dédiée sera créée pour les récupérer.
2. Taxer les profits des promoteurs et les logements vacants
- Surtaxe sur les logements vacants : Avec 60 000 logements vides à Marseille, nous appliquerons une taxe progressive pour inciter les propriétaires à louer ou vendre. Les recettes serviront à financer la rénovation des écoles et des hôpitaux publics.
- Taxe sur les plus-values immobilières : Les promoteurs réalisent des profits colossaux grâce à la spéculation. Nous imposerons une taxe de 20% sur les plus-values supérieures à 500 000 € pour financer le logement social.
- Fin des exonérations pour les bureaux vides : Les locaux commerciaux inoccupés seront taxés pour encourager leur transformation en logements abordables.
3. Réformer la fiscalité locale pour plus de justice
- Annuler la baisse de la taxe foncière promise par Martine Vassal (PS), qui prive la ville de 50 millions d’euros par an pour les services publics. Nous maintiendrons cette taxe pour les ménages aisés et les grandes entreprises, tout en l’allégeant pour les petits propriétaires.
- Instaurer une taxe sur les résidences secondaires : Les 20 000 résidences secondaires de Marseille rapportent peu à la ville. Une taxe de 10% de la valeur locative sera appliquée pour financer les cantines scolaires et les crèches.
- Lutter contre la fraude fiscale des grandes entreprises : Une brigade antifraude sera créée pour vérifier que les multinationales paient leur juste part d’impôts locaux.
4. Réduire les dépenses inutiles et recentrer le budget sur l’humain
- Gel des embauches de cadres supérieurs à la mairie : Les salaires des hauts fonctionnaires explosent (+30% en 10 ans), tandis que les agents d’entretien ou les animateurs de centres sociaux sont sous-payés. Nous redéployerons ces économies vers les services publics de proximité.
- Fin des subventions aux clubs sportifs privés : Des millions d’euros sont versés chaque année à l’OM ou à d’autres clubs sans contrepartie pour les Marseillais. Ces fonds iront vers les associations sportives amateurs et les équipements publics.
- Mutualisation des moyens entre les arrondissements : Les gaspillages liés aux doublons administratifs (ex : achats de matériel séparés) seront éliminés.
5. Mobiliser des fonds européens et nationaux
Marseille touche moins de subventions européennes que des villes comme Lyon ou Lille, alors qu’elle en a davantage besoin. Nous créerons une cellule dédiée pour :
- Monter des dossiers solides et obtenir des financements pour la rénovation thermique des logements, les transports en commun et la santé.
- Exiger des aides de l’État pour les quartiers populaires, comme le prévoit la loi de programmation pour la ville.
6. Exemples concrets de financements
- Gratuité des transports : Coût estimé à 30 millions d’euros/an. Financé par la taxe sur les plus-values immobilières et la suppression des subventions aux PPP.
- Réquisition des logements vacants : 5 000 logements réquisitionnés = 50 millions d’euros d’économies sur la construction de nouveaux HLM.
- Remunicipalisation des cantines : Économie de 10 millions d’euros/an en supprimant les marges des prestataires privés.
Notre programme ne repose pas sur de la magie, mais sur des choix politiques clairs : faire payer ceux qui profitent de la ville (promoteurs, grandes entreprises) et redonner aux Marseillais ce qui leur appartient. À l’inverse, les autres listes préfèrent baisser les impôts des riches ou s’endetter auprès des banques — nous, on choisit de remettre l’argent là où il est utile : écoles, hôpitaux, transports et logement.
Continue la conversation :
- Expliquez-moi la taxe sur les logements vacants
- Comment allez-vous lutter contre la fraude fiscale ?
- Donnez-moi des exemples de gaspillages à Marseille