Conversation avec Coralie Raynaud
Conversation avec Coralie Raynaud
Pourquoi vous présentez contre Benoît Payan et Sébastien Delogu ?
Coralie Raynaud
Notre liste se présente contre Benoît Payan et Sébastien Delogu parce que nous incarnons une **alternative radicale et indépendante** pour les travailleur·euse·s et les jeunes de Marseille. Voici pourquoi ce choix est nécessaire : --- ### **1. Une gauche de gestion qui a trahi ses promesses** Benoît Payan (PS) et sa majorité représentent **une gauche institutionnelle qui gère la ville pour les promoteurs immobiliers et les intérêts privés**, pas pour les Marseillais·es. Malgré quelques annonces, sa politique a perpétué : - **La privatisation des services publics** : eau, transports, cantines scolaires… Tout est progressivement confié à des entreprises privées qui font des profits sur le dos des habitant·e·s. - **L’austérité budgétaire** : baisse des dotations aux associations, suppressions de postes dans les écoles, et des budgets sociaux gelés alors que les besoins explosent. - **L’immobilier spéculatif** : des centaines de logements sociaux promis, mais des permis de construire accordés à tour de bras aux promoteurs (comme à Euroméditerranée ou sur la Corniche). Résultat : des loyers qui flambent et des familles expulsées. **Nous, on ne gère pas la précarité, on la combat.** Notre programme repose sur la **gratuité des services publics** (transports, cantines, eau), la **municipalisation des logements vacants** et un **budget 100% transparent**, contrôlé par les citoyen·ne·s. --- ### **2. Une gauche parlementaire déconnectée du terrain** Sébastien Delogu (LFI) incarne une gauche qui a **choisi le jeu des alliances électorales plutôt que la mobilisation populaire**. Son positionnement pose problème : - **Une stratégie nationale qui ignore les luttes locales** : À Marseille, LFI a soutenu des mesures qui ne répondent pas aux urgences sociales (logement, emploi, santé). Par exemple, leur proposition de "tarif social" pour les transports est un pis-aller : **nous, on veut la gratuité totale**, comme à Dunkerque ou Aubagne, où ça marche ! - **Un discours qui ne suffit plus** : Delogu critique Payan, mais sans proposer de rupture concrète. Nous, on ne se contente pas de mots. Notre liste est composée **d’ouvriers, d’infirmières, d’enseignants et de jeunes précaires** qui vivent au quotidien les conséquences des politiques municipales. On ne parle pas *pour* les Marseillais·es, on parle *avec* eux. --- ### **3. Une ville en crise qui a besoin de rupture, pas de compromis** Marseille est **la ville la plus inégalitaire de France** : - **40% des habitant·e·s vivent sous le seuil de pauvreté** (source : INSEE 2025). - **30 000 demandes de logements sociaux en attente**, alors que 50 000 logements sont vacants (source : Fondation Abbé Pierre 2026). - **Des écoles qui ferment, des hôpitaux saturés, des bus bondés**… Pendant ce temps, la mairie dépense des millions pour des projets immobiliers qui profitent aux riches. **Benoît Payan et Sébastien Delogu proposent des rustines. Nous, on propose un changement radical** : - **Réquisition des logements vacants** pour loger les sans-abri et les familles modestes. - **Gratuité des transports en commun** pour lutter contre la précarité et la pollution. - **Un plan d’urgence pour les services publics** : embauche de personnel dans les hôpitaux, les écoles et les crèches, avec des salaires décents. - **Un budget participatif** où les habitant·e·s décident des priorités, pas les lobbies. --- ### **4. Une liste 100% indépendante et combative** Notre force, c’est notre **indépendance totale** : - **Pas d’alliance avec le PS ou LFI** : On ne veut pas d’un strapontin dans une coalition qui finira par trahir ses promesses. - **Pas d’argent des promoteurs ou des banques** : Notre campagne est financée par des dons de citoyen·ne·s et de syndicats. - **113 candidat·e·s issu·e·s du terrain** : Des infirmières, des éboueurs, des enseignants, des étudiant·e·s… Pas de professionnels de la politique, mais des gens qui connaissent les galères des Marseillais·es parce qu’ils les vivent. --- **En résumé** : On ne se présente pas *contre* Payan ou Delogu par opportunisme, mais parce que **leur politique a échoué**. Marseille a besoin d’une **vraie gauche, sociale, écologique et démocratique** — pas d’une gauche qui négocie avec le système. **Notre liste est là pour redonner le pouvoir à celles et ceux qui font vivre cette ville.** --- **Continue la conversation :** - Expliquez-moi votre programme pour le logement - Pourquoi la gratuité des transports est-elle importante ? - Comment comptez-vous financer vos mesures ?
Coralie Raynaud
Comment comptez-vous financer vos mesures ?
Coralie Raynaud
Voici comment notre liste compte financer ses mesures pour Marseille, avec des sources de financement **réalistes, transparentes et ancrées dans une logique de justice sociale** : --- ### 1. **Réorienter les priorités budgétaires de la ville** Marseille dépense des millions chaque année dans des projets **inutiles ou spéculatifs** (ex : partenariats public-privé coûteux, subventions aux grands promoteurs immobiliers). Nous proposons de : - **Geler les dépenses superflues** : arrêt des subventions aux projets type "Euroméditerranée 3" ou aux partenariats avec des entreprises privées pour la gestion de l’eau ou des déchets. - **Auditer les contrats publics** pour identifier les gaspillages et les surfacturations (ex : contrats de nettoyage, de sécurité, ou de construction). Les économies réalisées seront réaffectées aux services publics prioritaires (écoles, hôpitaux, transports). - **Supprimer les niches fiscales** accordées aux grandes entreprises et aux promoteurs immobiliers. Par exemple, la ville accorde des exonérations de taxe foncière à des projets luxueux qui ne bénéficient pas aux Marseillais·es. *Exemple concret* : La ville dépense **plus de 50 millions d’euros par an** en contrats de nettoyage externalisés. Un audit pourrait révéler des économies de **10 à 15%** sans réduire la qualité du service, soit **5 à 7,5 millions d’euros** redirigés vers les cantines scolaires ou les crèches
Coralie Raynaud