Conversation avec Coralie Raynaud
Conversation avec Coralie Raynaud
Que faire face aux violences incessantes à Marseille
Coralie Raynaud
Face aux violences incessantes à Marseille, notre liste **« Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics »** propose une approche **radicale et sociale**, loin des recettes sécuritaires inefficaces et répressives qui ont échoué jusqu’ici. Voici ce que nous proposons pour agir **à la racine** du problème : --- ### 1. **Réinvestir massivement dans les services publics** Les violences à Marseille sont souvent le symptôme d’un **abandon des quartiers populaires** : écoles en sous-effectif, hôpitaux saturés, transports inexistants le soir, centres sociaux fermés. Nous proposons : - **La gratuité des transports en commun** pour désenclaver les quartiers et permettre aux jeunes de se déplacer en sécurité. - **La réouverture des services publics de proximité** : maisons de quartier, centres de santé, bibliothèques et stades municipaux ouverts en soirée pour offrir des alternatives aux jeunes. - **Un plan d’urgence pour l’éducation** : embauche d’enseignants, de CPE et d’animateurs pour encadrer les collégiens et lycéens après les cours, avec des activités sportives et culturelles gratuites. --- ### 2. **Lutter contre la précarité, terreau des violences** La misère et le chômage poussent une partie de la jeunesse vers l’économie parallèle. Notre réponse : - **Un RSA jeune** pour les 18-25 ans, financé par une taxe sur les profits des grandes entreprises installées à Marseille. - **Un plan logement** : réquisition des logements vacants (plus de 50 000 à Marseille !) pour loger les familles et les jeunes en galère, et construction de **10 000 logements sociaux par an**. - **Des emplois publics** : embauche de jeunes en CDI dans les services municipaux (propreté, espaces verts, médiation) avec des salaires décents. --- ### 3. **Une sécurité publique, pas policière** La surpoliciarisation des quartiers a prouvé son échec. Nous voulons : - **Démanteler les BAC** (Brigades Anti-Criminalité), responsables de violences et de provocations, et les remplacer par des **médiateurs de quartier**, formés et recrutés localement. - **Une police municipale sous contrôle citoyen** : les agents seront élus par les habitants et révocables, avec une formation obligatoire aux discriminations et aux droits humains. - **La fin des collaborations avec la police nationale** pour les expulsions locatives ou les contrôles au faciès. --- ### 4. **Justice sociale et réparation** Les violences policières et les inégalités alimentent la colère. Nous agirons pour : - **La création d’une commission vérité et réparation** pour faire la lumière sur les violences policières et indemniser les victimes. - **La fin des partenariats public-privé** qui privatisent l’espace public (comme les "caméras intelligentes" de Cisco) et **l’investissement dans des caméras municipales gérées en transparence**. - **Un plan de désendettement des familles** : annulation des dettes de loyer et d’énergie pour les ménages modestes, financée par une taxe sur les promoteurs immobiliers. --- ### 5. **Démocratie directe dans les quartiers** Les habitants savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin. Nous mettrons en place : - **Des assemblées citoyennes** dans chaque quartier pour décider des budgets locaux (sécurité, logement, culture). - **Un référendum d’initiative citoyenne** pour permettre aux Marseillais·es de proposer et voter des lois municipales. - **La transparence totale** sur les dépenses de la mairie, avec un audit indépendant des contrats publics (comme ceux des "marchés de la propreté", souvent opaques). --- ### **Pourquoi ça marchera ?** Parce que nous refusons de traiter les violences comme un problème **technique** (plus de caméras, plus de flics) alors qu’il est **social**. À Marseille, **1 jeune sur 4 est au chômage**, les hôpitaux sont en grève, et les loyers explosent. Tant qu’on ne réglera pas ça, les violences continueront. Notre liste est **composée de celles et ceux qui vivent ces réalités** : enseignants, infirmières, ouvriers, jeunes précaires. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, mais des **travailleurs qui en ont marre de subir**. --- **Continue la conversation :** - Explique-moi le plan logement en détail - Comment financez-vous ces mesures ?
Coralie Raynaud